D'Asie en résonances

De retour

Ca y est on est enfin de retour en France, saines et sauves ! Le voyage n'est pas encore tout à fait terminé pour moi. De canapé en canapé, je poursuis l'aventure à Paris. Mercredi je pourrai dire que je suis vraiment rentrée "chez moi", enfin chez mes parents, à déguster les bons plats de ma maman, siroter les bonnes bouteilles de vin de mon papa et boire le café de ma grand-mère ! Reste à voir maintenant ce qu'il va nous rester du voyage, ce qui tombera dans l'oubli et ce qui s'ancre dans la mémoire, les rencontres, les visages, les paysages époustouflants. 5 pays différents en 3 mois, ca fait beaucoup !  Beaucoup de mouvement, de transition, de changements.....au coeur de la vie !

Les derniers jours à New Dehli n'étaient pas évidents, une chaleur écrasante ajoutée à cela le bruit, la pollution, le monde, les vaches, les chiens, et les singes dans les rues (c'est normal, on est en Inde !)....toute une ambiance difficilement supportable en fin de voyage ! On apprécie le retour dans notre chère France, le simple confort d'ouvrir son robinet et pouvoir boire l'eau, prendre une douche chaude avec une bonne pression, plonger sous une bonne couette et manger des pains au chocolat au petit matin ! En attendant, je ne suis pas encore trop dépaysée, mes voisins indiens m'ont invitée à boire le chai et manger un bon plat de riz bien épicé, l'Inde me poursuit ! clo



Publié à 10:31, le 22/07/2008, dans En Bref, Paris
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Retour sur un autre bout : la France

 

« Appelez depuis l’Europe au prix de la France » SFR . 10h30 samedi 19 juillet gare de Lyon. Premier «  repas », un sandwich céréales poulet, une mini bouteille d’eau 7,60 euros. Un ticket de métro CDG gare de Lyon 8, 40 euros et un billet de train 41 euros et une taxe de 10 euros pour avoir échangé le billet. Bienvenue en France. Le RER est bien calme. Un autre monde, une autre planète, non un autre bout du monde. Le temps est gris, tout est gris. Ca manque de couleurs sur les bus, les voitures, les gens… ça me paraît calme, silencieux…Je me surprend à trouver les filles trop peu habillées (mini jupes, jambes nues, épaules à l’air….). Hier matin j’étais dans les rues de Delhi et me voici en gare de Lyon. Jeanne. A tout de suite tout bientôt !



Publié à 08:35, le 19/07/2008, dans En Bref, Paris
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Derniers jours en Inde.

 

Nous passons nos derniers jours dans l HP (L’Himachal Pradesch) Partie nord de l’Inde. Je laisse Clo vous raconter plus en détails. Nous trouvons repos à Tabo, dans la Spiti vallée , en compagnie de Chris et  Yvig, rencontrés sur la route. Nous logeons chez l’habitant. Cette semaine tous les enfants de la région se retrouvent pour un tournoi sportif (Volley, Kabaddi : balle aux prisonniers sans ballon, et autres jeux). Le coin est reposant, désertique et Tabo est comme une sorte d’oasis. Il y a un superbe monastère en terre vieux de plus de 1000 ans et j’en profite pour demander à un Lama ma couleur car les 5 couleurs (bleu, blanc, rouge, vert, jaune) qui composent  les drapeaux de prières tibétains correspondent aux éléments de la nature. Selon ta date de naissance tu es eau, métal, feu, bois, terre. Je suis Oiseau Blanc dans l horoscope tibétain. Le voyage se termine déjà. D’autres idées d’itinéraires et de projets sont déjà en route. Retour par la même route perchée dans les hauteurs des monts désertiques et caillouteux. Arrêt à Kasa et Manali où nous sommes accueillis avec Chris dans une famille. Notre dernier trajet en bus de nuit dure 15 heures. Delhi nous tombe dessus . Quelle Chaleur !

Les chiens ne sont pas bien, les humains sont mal en point. Certains éraflés, égratignés, tordus mal foutus, boiteux, cagneux. Métro chawri bazar, seule je serpente les rues. Chariots bondés de papiers (rue des fabriques), rues blindées, ça grouille, marchands de tchai, cireurs de chaussures, rickshaws d’écoliers, odeurs diverses et variées, laveurs d’oreilles, barbiers…8h30 chacun s’anime pour sa journée, son programme en tête. Les Indiens se parlent souvent en anglais car il existe près de 760 langages différents!  Au loin le fort rouge, plus proche la mosquée. Dernière matinée en Inde et encore un peu de mal à y croire ! Jeanne. (Photographies  et  Mix sonore )



Publié à 08:27, le 18/07/2008, dans En Bref, New Delhi
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Mal des montagnes…

3 juil.-08 Kaza, Spiti Valley Nord Est de l’Inde. Minuit.
Sur la terrasse de l’hôtel, ciel étoilé et petite brise. J’entends au loin les chiens qui aboient, quelques motos qui circulent encore dans le village, le chant de la Spiti River. Kaza n’est pas encore tout à fait endormie. Il fait bon ici dans les hauteurs  à 3400 m. On apprécie la fraîcheur après nos passages éclairs à Bénarès et New Dehli.

Nous voici retirées dans les montagnes du Nord de l’inde, dans l’Himachal Pradesh. Impression d’être  plus au Tibet, au Pakistan , ou en Israêl qu’en Inde. Forte migration tibétaine dans la région. Malheureusement, les tibétains sont partout sauf  au Tibet. Des villages aux maisons  typiquement tibétaines.  Sur la route, nous sommes surprises de voir  beaucoup de femmes  la pelle et le marteau à la main, ce sont des népalaises venues chercher du travail en Inde. A côté de ça, on assiste au débarquement des touristes sikkhs (religion qui se démarque de l’hindouisme et de l’islam) venus tout droit du Nord Ouest de l’Inde, la région du Punjab. Des bars et guesthouses  souvent tenus par des israéliens. Ca brasse, ca circule, on sent la présence des pays voisins.

Nous poursuivons notre chemin en « local bus », toute une ambiance ! Entre les odeurs de pieds et de poussière, la musique indienne, les jeunes garçons indiens qui se tiennent les mains, les tibétains qui débarquent  tout à coup en masse dans le bus,  profitent de notre passage , ça leur évite  toute la montée à pied…On se serre, on essaie de trouver une position confortable mais en vain ! Courbatures et torticolis  sont bien présents. La route est étroite, difficile, parsemée de pierres, et juste au-dessus de nous le grand vide. Dans ces moments là les indiens prient Ganesh ou Vishnu, nous on essaie de faire confiance au chauffeur. On croise beaucoup de camions, de jeeps, des touristes en motos qui peinent à avancer, trop chargés, des fous à vélo, nous voilà à emprunter la  deuxième« route motorisée » la plus haute du monde. On ne fait pas nos malines dans la montée !
Spectacle époustouflant  de montagnes , falaises et rochers. Nous passons le cap des 4000.
 Arrêt. Descente du bus. Ouh, je sens que ma tête ne tourne pas rond. Je sens que je chavire, et puis plus rien,…des voix lointaines  me chatouillent les oreilles, « call the french girl ! », ils sont tous attroupés autour de mon corps inerte... Jeanne accourt, la bouteille de coca dans une main, la bouteille d’eau dans l’autre. Elle me fait boire. Me mouille le visage. Doucement je m’extrais de mon trou noir. Jeanne me parle tout me serrant la main « clotilde, tu m’entends ? tu as mal quelque part ? » J’ouvre les yeux, du violet et du jaune. Une couverture violette posée sous ma tête et le sable devant moi. Des tibétains, des indiens, des israéliens tout autour de moi. Que se passe-t-il ? je sens mon corps complètement étalé  n’importe comment au sol. Ah oui c’est vrai j’ai du perdre connaissance. Encore sous le choc, je me relève doucement, on reprend nos places dans le bus, un bon kitkat et un bon chai (thé indien) et ça repart ! Comme quoi, attention aux montées rapides et directes à 4000m en bus ! Aucune progression, pas le temps de s’acclimater ! Aïeaïe ! Clo.




Publié à 08:32, le 16/07/2008, dans En Bref, Manali
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Incoyable Inde !

 

Après une nuit de train puis une de bus, en passant par Dehli ( histoire de déposer un de nos sacs de voyage), nous voici à Baghsu. Le klaxonne du bus me résonne encore dans la tête ! Alerte : Oreilles en souffrances ! Ici,à Baghsu, c’est le grand débarquement de touristes Indiens (Panjabi) pour le weekend !(Majorité de Sikks).

Notre première ville en Inde nous a été riche en enseignements sur la culture du pays. Bénarès, Vârânasî ou cité de Shiva, une des villes les plus sacrées d’Inde ! Ca grouille de partout, grouille de gens, vélos, rickshaws (triporteurs bruyants), voitures, vaches, chiens, moustiques, singes en ruts, cafards, vendeurs de toutes sortes, rabateurs,de babas et sâdhus…. Des serpents, grenouilles, souris, crabes, … Ca grouille de vie, de bruits, carambolages de sonorités, …. Un bon test sur votre patience ! Un défi : Conduire un vélo dans Bénarès ! Si l’on commence à essayer de décrire les odeurs la liste serait grande…Mais un mélange d’épices, de jasmins, d’urine et d’encens envahit les rues et ruelles. Je n’avais jamais autant ressenti la présence et l’importance de la religion dans un pays. Et combien parfois elle rend aveugle. Nous assistons à la Puja (prière) du soir le long du ghât (accès au Gange, couleur "boue") principal. De nombreux indiens y participent. Les hindous lavent leurs péchés dans le fleuve.

A chaque sortie dans la rue c’est un bain qui réveille et hypnotise tous nos sens. Ca brasse, grouille. Etourdissement, vertige coloré, odorant et sonore. Le trafic est fou, certaines femmes portent la burka …Incroyable Inde, mixages dans tous les sens. Nous observons combien nous vivons et considérons les choses de notre même planète différemment ! Que de choses encore à connaître et découvrir sur les mœurs coutumes et façon de penser.

Souvent nous faisons l’attraction, les regards se braquent sur nous. Beaucoup portent des foulards, tissus, turbans autour de leurs têtes. Chaque caste a sa façon de faire son nœud. Nous ne faisons pas les malins le soir lorsqu’il faut retourner à notre guest house. Les ruelles sont sombres et lugubres.Nous croisons notre premier corps mort sur un brancard. Il se dirige vers le « burning ghâts » où sont brûlés les morts. Nous en croisons assez fréquemment. Les indiens viennent de toute l’Inde pour finir dans le Gange. Il y a toute une procession pour passer dans l’autre Vie. 300 corps brûlent par jour. Sur ces ghâts se côtoient les rites les plus intimes de la vie et de la mort. Il faut payer au kilo les poutres nécessaire à la crémation. Si tu meurs non naturellement tu brules au four électrique sinon sur un bucher en plein air. Pour les femmes enceintes, enfants, handicapés tu es jeté à l’eau avec une pierre. Ton Karma est considéré comme pure. Si tu es veuve alors il faut brûler avec ton mari. Il y a 80 ghâts sur 7 Km (Chacun sa fonction : bain rituel, yoga, dépôt d’offrandes, vente de fleurs, lavage du linge,…). 30 égouts se déversent en permanence d’où 1,5 millions de bactéries coliformes aux 100ml !! La norme est inférieure à 500 et certains boivent l’eau du Gange !

Grande liste sur les cartes de menus à en perdre la tête mais pas l’appétit ! Le maquillage noir autour des yeux sert à éviter ou soigner des infections. Le bindi sur le front porte chance. Le rouge est la couleur de la famille. J’en passe des vertes et des pas mures…Que de choses à sentir, décrire, découvrir, franchir, écouter, partager.……. C’est le tourbillon de la vie ! Jeanne.

Ecouter      Photographies

 

Publié à 01:21, le 28/06/2008, dans En Bref,
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Frontiere Nepal/Inde

 

21 juin, le jour de la fête de la musique! Passage de la frontière Népal Inde. A bientôt cher Népal !

Hier en fin d’après midi nous quittons Katmandu et les ruelles de Thamel sous une belle éclaircie après la pluie. C’est en petit taxi suzuki, bourré à craquer que nous nous rendons à la gare. Nos sacs ont doublé de volume après une boulimie d’achats ! Après 13 jours de Treks et plus de deux mois de voyage nous avions envie de mettre un nouveau pantalon sans trou et sans tâche …

La sortie de Katmandu en bus est longue, pleine de bruits, de stops. Odeurs de pop corn, petit son aigu et sournois. Un genre de repousse rat. C’est le son du « Dieu Shiva » qui clignote à l’avant du bus. Cette guirlande ne nous a pas protégées puisque nous tombons en panne en pleine jungle au milieu de la nuit. Pourtant nous avons fait plusieurs tentatives de plein mais aucune station n’a pu nous sauver ! C’est l’occasion d’assister au lever du soleil et aux chants des oiseaux de la jungle. Une grande discussion et rébellion éclate entre les passagers. Paranos. Les népalais sont froussards. Ils ont peur des chiens, singes, éventuels brigands, …Quelques heures plus tard nous nourrissons le réservoir avec un seau de Kérosène histoire d’arriver au prochain village. Arrivées à la frontière nous ratons notre correspondance. Nous attendons l’après midi dans un restaurant peu acceuillant. Réflexions sur la notion de frontière …. !!! C’est une histoire de ligne, ligne à franchir, ligne virtuelle , ligne humaine, ligne terrestre, …de deux côtés, 2 pays différents mais proches, circulation, mixage, l’air qu’on respire est le même, d’où vient il, où va t il …. ?

Mais après ce bref repos mérité suite à cette nuit tourmentée la tempête arrive bien vite. Je le sens venir, je garde mon sang froid, je laisse venir, voici enfin le fameux monsieur Babalou pour vrai nom, ce sale voyou comme je n’en ai jamais rencontré ou presque (mis à part un Serbe lors de notre virée avec la fanfare). Je le laisse parler mais il ne me laisse pas en placer une, je le reprends, il n’apprécie pas. Il me baratine. J’agis, je cours attraper le bus qui passe et supplie le chauffeur de nous embarquer ! Nous forçons l’entrée du bus et négocions sec !


J’ai craché mon venin bien profondément dans leurs yeux

Première galère. J’ai craché mon venin bien profondément dans leurs yeux. Electricité statique. Puants à 346242 Km3. Ils ont fini par comprendre qu’on ne se laissera pas impressionner. Je n’ai pas lâché prise. Je déteste l’irrespect des gens et l’injustice, la mauvaise fois. Arrêtons le délire ! Nous forçons l’entrée dans le bus, sans rien leur donner. Ils nous poursuivent. Mais devant tous les passagers je les traite de « bad people ». L’un m’ordonne de descendre avec une violence jamais connue jusqu’à présent. Mais toujours le regard droit dans ses yeux je n’ai pas bougé à la fois assommée par cette violence verbale et aussi par cran ! Tous les passagers sont témoins. Je sens qu’ils sont de notre côté. Le chauffeur essaie de me faire revenir à la raison en me disant qu’il est possible de faire le trajet dans ce bus jusqu’à Bénarès. J’accepte alors de payer 200 (même si notre billet comprenait déjà cette partie du trajet plutôt que de donner 700 au voyou de première) Je ne m’arrête pas là. J’expulse alors toute cette haine reçue à ce malfrat et lui ordonne de ranger mes bagages plus loin, le bouscule ! Pour qui se prend t-il ?! Je m’excuse envers les passagers bouches bées mais ces deux personnages m’ont rendue folle de rage. J’explique que ce n’est pas parce que l’on est deux européennes qu’il faut nous prendre pour des vaches à lait ! Que chacun respecte son prochain ! (Quelle belle parole de sagesse n’est ce pas ?!)

La transition a été rapide, deux népalais de 14 et 16 ans nous adressent la parole et très vite le jeu de carte est dans les mains. Apparemment méfiance car la police n’aime pas les cartes, ça porte malheur. Jeanne






Publié à 01:15, le 21/06/2008, dans En Bref, Inde
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Dernières heures à Katmandu

         Après trois jours de repos à Pokhara nous passons le trajet du retour en « micro » (mini bus). Pluie, les routes asiatiques toujours aussi petites ! On serre fort les fesses, les vaches dorment l’air de rien au milieu de la route. Ici les écoliers en route pour l’école parcourent parfois de longues distances pour arriver à l’école. Le samedi est le jour de congé . A l’arrière des camions des inscriptions telles que : « see you », « horn please ». Pas étonnant qu'ils klaxonnent autant !

Derniers jours à la capitale, le retour est violent. Changement de rythme. La circulation dans tous les sens, la chaleur, les sons de tous genres, les commercants nous interpellent.... Nous essayons de ne pas trop charger nos journées car la fatigue arrive vite.  Ici les hommes marchent souvent main dans la main, juste en tant qu’ami. Ce matin visite de SWANBOONATH ou le Monkey temple. De nombreuses personnes marchent en méditations dans le sens des aiguilles d’une montre autour du temple. Beaucoup de tibétains. Depuis hier soir, soir de pleine lune, les tibétains sont en fête et rite religieux, ils font 30 fois le tour du temple depuis le bas, puis 100 fois arrivés en haut. Certains se couchent et se relèvent. Il y a 365 marches à gravir, de nombreux singes cherchent de quoi manger. Nous découvrons Katmandu  vu de haut, le ciel est nuageux. No montains à l’horizon ! Petite séance de méditation auprès de moines tibétains récitants leurs prières ! Jour de cérémonies, ils portent des chapeaux étranges. 

Ce soir invitation à dîner chez les parents de Pankhaj, quel accueil ! Sa famille est indienne. Nous aidons à préparer la purée pour les tchapatis et nous apprenons quelques astuces de la cuisine indienne. Quel délice ! En attendant son frère et son père nous sommes embarquées  par Prathiba, sa sœur pour une séances d’essayage de tous les types de tenues indiennes ! On se sent belles et élégantes ! Les femmes ne mangent pas à notre table. Elles commencent par vérifier que nous manquons de rien puis s’installent à manger dans leur coin. Initiation au vocabulaire, coutumes et dangers de l’inde. Demain nous prenons le bus pour Benares !! A tout bientot ! (Nous serons de retour le 19 Juillet). Mayalou (Jeanne en Népalais)

Photographies



Publié à 03:26, le 19/06/2008, dans En Bref, Katmandou
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LES ANNAPURNAS A PETITS PAS !

5416 m Thorong la. Performance ou comment vivre au dessus de 4000m ?

Ne pas manger trop vite. Boire à se faire ballonner le ventre. Ne pas se lever trop vite, manger du sucre, ne pas secouer la tête, ne pas faire de sieste trop longue. TOUT SE PASSE MAIS AU RALENTIT ! Prendre de bonnes décisions. COMMENT PRENDRE LE TEMPS DE … ou une éducation forcée à ralentir son rythme de vie. La montagne nous dit : Rien ne sert de courir ce monde, prenez le temps de le découvrir et de vous écouter.

En ce moment le pollen des plantes accentue le phénomène du mal de montagne. Une appréhension plane en chacun de nous. La tête dans les nuages, le cerveau cotonneux, au ralentit, nous sentons le grand jour tout prêt ! Etat d’apesanteur, état second. Nous décidons de continuer jusqu’au camp de base de Thorong la (4850m). Encore 400m de dénivelé avant de se reposer une dernière nuit avant le col. Nous nous partageons un snikers pour nous donner du tonus.

Nous nous réveillons sous la brume. Par brefs moments nous apercevons les montagnes. 6h30 : cadeau du jour qui sera notre motivation pour la journée. Cris de joie. Nous découvrons la chaine montagneuse  enneigée, quel panorama ! Mais la brume nous rattrape vite et ajoute à notre effort une ambiance pesante. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Pas de refuge ouvert  avant Muktinath, 3800m. Entre temps  reste à franchir le col.

Tout dou- tout dou_ tout doucement, à  tout petit pas, le plus lentement possible nous suivons notre chemin. La tête se fait lourde, brèves pauses, grignotages et eau toutes les 15 minutes. Il tombe de beaux flocons étoilés (étoiles de Visnu). C’est la première fois que Pankaj voit la neige. Nous attendons un petit signe de vie comme un troupeau de mulets mais rien n’arrive. C’est le désert. Des roches, des pierres…Nous regardons nos pieds, nous rentrons dans une méditation profonde. La marche est devenue une drogue. Après 3H30 de montée nous voici à Thorong là PASS : 5416m ! Quel bonheur de se dire : On l’a fait ! Pas de soucis  mis à part la tête à gérer, le reste du corps tient bon.

Des banderoles de drapeaux colorés, une plaque indiquant le col, un kern géant, un petit lac mais Nous n’avons pas la chance de voir les montagnes.  Pain, fromage de yack, amandes, noix de cajous,…Nous ouvrons nos réserves avant de redescendre à 3800m. Notre tête fait office de baromètre ou de chronomètre…la descente doit aussi se faire à pas lents.

Mieux vaut être petit pour voyager en Asie. Les places dans le bus sont étroites. Slalom sur les routes entre les motos, gros camions, vélos, vaches endormies, piétons, porteurs,… C’est un vrai concerto pour klaxons.  Nous voilà partis Clo, Pankaj (un ami Népalais originaire d’inde) et moi à bord du « Kusum Safari bus » en direction de Besi sahar. A la sortie de Katmandou la circulation est dense. Les accotements grouillent de commerces, petits étales, porteurs,… Quelques km plus loin, la musique à fond, nous voici plongés dans de grands paysages, longeant la Trivoli river. Contrairement à la Mongolie l’eau ne manque pas, les paysages sont verdoyants. Nous passons notre première nuit à Bhulbulè.

12 jours de marches (De 6 à 8 heures/jour) et 2h30 de tracteurs, les dénivelés variant de 540 m à 1616m dans une même journee.

Certains jours s’apparentent à de vrais parcours du combattant. Passages étroits, traversées dans « des côtes de gravas », des éboulis, prêts à nous emporter vers le bas, pont en mauvais état, pluie, traversée  d’une rivière sur des galets, fort vent, champs de sangsues, terrains glissants, marches d’escaliers  à n’ en plus finir, et pour terminer : de grosses araignées gigantesques dans nos chambres. Pankaj nous explique aussi que dans les montagnes il faut faire attention aux esprits qui dorment le soir. Dans nos poches de l'ail pour nous protéger.

En chemin nous rencontrons beaucoup de mulets, ânes portant de grosses charges, des porteurs d’une force incroyable. (Un  jeune de 65kg porte un chargement de 85kg. L’un transporte des meubles, l’autre une armoire), de jolies villages, des paysages variés. Selon l’altitude les habitats sont en bois, pierres ou en taules.  Certaines maisonnettes font rêver. Les couleurs sont belles, les rizières vertes fluo, par endroit nous traversons de longs ponts suspendus. Les femmes travaillent aux rizières, cueillent le riz, lavent le linge, les hommes font labourer les buffles. Tôt le matin, les grands-mères marmonnent déjà les mantras autour des moulins à prières tôt le matin.

Le temps est parfois gris, un crachin révèle les odeurs des plantes, des fleurs  et  de l’urine des mulets. Nos oreilles se nourrissent  aux sons des buffles, Buffalo, cloches des mulets, cris des sauterelles, des oiseaux, des chants des veillées le soir,…La nature à l’état pur mais plus pour longtemps car les bombes explosent pour faire la nouvelle grand route touristique. Des hommes roulent d’énormes rochers de leurs mains, cassent des pierres à la pioche et au piolet. Le tour des Annapurna va malheureusement devenir une autoroute de montagne.

La vue sur les montagnes se fait rare. Notre imagination est souvent sollicitée pour décrypter les sommets. L’avantage est qu’en cette période de l’année nous sommes environs 7 groupes par jour à passer  aux différents check post (vérification de nos permis de séjour dans la réserve) contre 700 personnes en pleine saison !Jeu de cache cache, les nuages se déplacent à vitesse grand V. C’est encore plus excitant de découvrir les sommets petit à petit.  Sa Majesté la montagne fait sa timide, se dévoile et se donne à voir lentement. Chacun notre tour nous portons  notre « vie entre nos mains », notre trésor : La bouteille d’eau d’1,5l. OKHALI OLALI, (ça monte et ça descend), petit à petit, la montagne se gravit. Traversée d’un pont suspendu terminé en 2061 ! Ici au Népal nous sommes en 2065 !

Vertige de l’immensité,  du vide, vertige des hauts sommets. Nous sommes bien petits au milieu de ce paysage. Nous buvons du thé au lait de vaches et de Buffalo. Nous nous nourrissons au Dhal baat. Plat typiquement népalais (baat= riz). Légumes, viandes et Dhal (sauce aux lentilles). Le tout est compartimenté sur une grande "assiette plateau". On le mange avec les doigts. Quel régal, quel plaisir. Les gens d’ici, les "gurus" ont leur propre dialecte le Gurua et un caractère bien spécial. Leur langage est bref, assez violent mais ils adorent faire des blagues, des jeux de mots. Ils ont chacun leur style vestimentaire composé de ce qu’ ils trouvent. Aux fenêtres des maisons, des sachets d’eau transparents font fuir les mouches. Au lever du soleil, la tête dans les nuages (4200m), certains sont déjà en route pour la « ruée vers l’or ». Nous sommes à Yak Kharaka, un campement de personnes vivant sous des tentes en plastique s’est installé dans la région pour rechercher des plantes :  Les YALA TSA GUMBA. Souvent ces personnes sont guides ou porteurs en saison et en cette période, pendant deux mois ils récoltent ces plantes très recherchées par les chinois pour leurs propriété médicinales. Jeanne alias mayalou en nepalais !

Photographies

PARCOURS

Vendredi 30 Mai       Katmandou                1300m                                       

Samedi 31 Mai         Bhulbulè                     820 m                                                             

Dimanche 1 Juin     Jagat                          1300 m

Lundi 2 Juin              Dharapani                 1900 m

Mardi 3 Juin               Bhratang                   3000 m

Mercredi 4 Juin          Manang                    3540 m

Jeudi  5 Juin              Yak Kharaka              4200 m

Vendredi 6 Juin         Thorong la camp     4850 m

Samedi 7 juin            Thorong la Pass puis Muktinath  5416m puis 3800m

Dimanche 8 Juin      Marpha                      2670 m

Lundi 9 Juin               Tatopani                  1200 m

Mardi 10 Juin            Sikha                         1700 m

Mercredi 11 juin       Ulleri par Ghorepani     2750 m puis 2010 m

Jeudi 12 Juin          Pokhara                     820 m 



Publié à 03:21, le 15/06/2008, dans En Bref, Pokhara
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Escale a Abu dhabi

Nous passons la nuit a l'aeroport d'Abu Dhabi. C' est un autre monde: des hommes en turbans, soutanes,  habillés tout de blanc, des regards qui parfois font peur mais des hommes très avenants dès qu'on leur adresse la parole .A quand le pakistan ?

Je passe à la clinique de l'aéroport pour une ampoule douloureuse. Un docteur pakistanais me soigne . Partie de rigolade, ça fait passer le temps. Nous nous  endormons dans un coin telles deux vagabondes. Autour de nous des hommes barbus montent la garde. Prochaine étape Kathmandou ! Jeanne



Publié à 06:26, le 27/05/2008, dans En Bref, Abu Dhabi
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Ni rau !

Pékin, « capitale du nord », ville gigantesque en pleine mutation. Des travaux à tous les coins de rue ! Nous logeons au lama temple youth hostel dans le quartier de Dongcheng, site principal des J.O. Des affiches et des spots publicitaires nous le rappellent bien.

Un cinquième périphérique est en cours de construction. On peut parler de « fièvre bétonnière » pour reprendre l’expression de notre guide de voyage.

Ici, les traces du tremblement de terre se font ressentir, Pékin aussi a tremblé. Chaque bouis bouis , boutique a sa boite de donation pour la province touchée ! La télé passe sans cesse des images chocs rappelant les faits et incitant les donations, la musique est là pour attiser les émotions…

Notre première mission : essayer de trouver un nouvel ZOOM H4 ! Nous prenons les transports en commun pékinois assez facilement ! Quelle chaleur, 12H00 les rues grouillent de monde nous nous retrouvons dans le quartier des grands buildings de 5 étages remplis de centaines de stands de produits électroniques …………Nous sommes rentrées bredouilles et dégoutées...

En rentrant à l’hôtel nous insistons pour un peu d’aide. La réceptionniste, Helena, nous aide à commander un enregistreur par internet. Surprise, elle découvre un petit magasin de musique au "coin de la rue" vendant un ZOOM H4 !

Nous voici partis, en compagnie d’Helena (chinoise), Don (Chinois) et Oliwen (Belge) à la recherche de la boutique !!! Tout le monde a compris notre projet et l’importance de cet enregistreur !!

Xié xié, Merci, Nous repartons avec notre nouvel « attrapeur de sons » !

Je serais bien restée plus longtemps dans cette gigantesque ville, je ressens de bonnes énergies. Notre hôtel se situe dans les Hu tongs (ruelles qui relient les quartiers). La vie de quartier est paisible. Chassé croisé des vélos, mobylettes, tricycles et toutes sortes d’engins de locomotion. Juxtaposition de klaxons, grincements, roulis de pédaliers rouillés, trainements de savates, …. L’air est poussiéreux. L’été s’annonce chaud, les oiseaux chantent, la verdure nous « énergise » (la mongolie était bien grise et sèche). Visite du lama temple. Une odeur d’encens nous envahit.

Direction la station de métro Beixitao pour la visite du parc de Jingang. Agréable parc en hauteur (colline de charbon) d’où l’on peut apprécier une superbe vue sur la cité interdite et ses alentours ! De nombreux petits groupes de personnes âgées s’occupent à différentes activités. Chants, gymnastique stretching, éveil corporel en frappant dans les mains, raquette individuelle, balle aux pieds, danse à deux, musiciens, jeu de Mah jong…. Quel plaisir de déambuler dans des espaces vert ! Visite de la cité interdite !! Epoustouflant. Immense labyrinthe de milliers de toitures qui rebondissent… De nombreux touristes aussi bien entendu.

Nous nous régalons baguettes en mains dans les petits restaurants locaux. Nous goutons au canard laqué. Le thé froid nous déshydrate. Nous quittons notre agréable hutong en taxi pour l’aéroprt ! Jeanne.

Ecoutez  /  Photographies



Publié à 06:22, le 26/05/2008, dans En Bref, Pékin
Mots clefs : Pekin
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"Pic Pockets"

 

Première gorgée de bière !!! Ca fait du bien Après le bain de pollution de la capitale ! Nous revenons d'un séjour de 8 jours dans la yourte de Tserma! Une bonne douche. Que du bonheur, la machine à laver tourne. Changement d’ambiance.

BREVE

Ce n’est pas l’ouragan Birman, le tremblement Sichuan, le virus de Pékin ou l’inflation des prix mongols mais juste un kidnapping matériel …

 

 

Vendredi  16 mai 2008, 20H25, « city house restaurant », Oulan Bator . Deux filles se sont fait voler leur enregistreur sonore : ZOOM H4 N°série 091672.

 

 

Hey oui il les a quittées pour d’autres aventures… Pourtant elles ont tout fait pour le rassasier de sons gourmands ! Escapade Infidèle ou prise d’otage ? Il va leur manquer ! 

  

 

Nous passons nos dernières heures à Oulan Bator, ville étrange, pesante, hétérogène, pleine de paradoxes comme de plus en plus de ville en ce bas monde. Mélange de traditions et de modernités, d’un côté les bourgeois de l’autre les miséreux qui font tout pour récolter trois sous ! Pour arranger le tout en ce moment c’est  l’inflation des prix ! Jeanne

22 mai 2008

Nous repartons rassasiées, la boule au ventre avec une bonne appréhension de la ville, de son organisation à force d’y avoir navigué de haut en bas, en travers. En effet après avoir cherché le poste de police, fait les allers retours au black market (marché de Narantuul)pour tenter de trouver un enregistreur d’occasion, rencontré le docteur Batorzig  (tél: 99271296 )à  l'hôpital de traumatologie pour les tiques à Clo et l’hôpital de dermatologie pour la tache rouge au dos de jeanne, cherché la poste pour le fax, où manger, etc.…..Oulan bator est moins  un terrain inconnu pour nous ! Ici il y a un truc étrange, les horloges n’indiquent jamais la bonne heure…

J’ai l’impression de quitter ce pays sans vraiment y avoir vécu tous mes rêves. Illusion, désillusion. J’espère que ses grands espaces me rappelleront un jour sous une meilleure étoile !

20H00 le train démarre pour la frontière : Erlian. Nous passons une dernière fois devant le portrait de Gengis khan sur la colline…BYE BYE MONGOLIA tu emportes avec toi notre ZOOM H4 ! Dernier coup d’œil sur les constructions et les bidonvilles qui entourent la ville. Nous voyageons en compagnies de deux chinois. Mon peu de vocabulaire me revient petit à petit.

 Nous voici à Pékin après une nuit de train puis une nuit de bus couchette !!! Quel périple ! J’avais oublié à quel point les chinois parlent fort au téléphone, à quel point les chinois sont calmes et souriants quand tu les croises dans la rue !!

Nous trouvons notre hôtel au bout de quelques déambulations dans les Hu tongs (petites ruelles ) quartier Dongcheng. Jeanne



Publié à 08:20, le 23/05/2008, dans En Bref, Oulan-Bator
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Aux alentours de Zuunmod

Sain ran amesnow !!

Cette fois ci nous parcourons les terres mongoles au rythme des chevaux en compagnie d’Idrè. Pause d’une heure chez une famille en pleine « Tonte ». Bossage des chèvres pour récupérer leur laine. (Cachemire). Comme la coutume le dit, à chaque invitation sous la yourte nous buvons  un bol de Tsé (Tsè och = boit thé), thé local à base de thé vert, lait et sel accompagné de bortzoks (beignets).

Parfois le vent est chaud parfois le vent est froid. Grands espaces à l’infini, carcasses de bouteilles de Vodka. Silence furtif quand le vent cesse de souffler. Nous sommes au cœur des grandes étendues mongoles. Nombreux arrêts. Jumelles. Analyse du paysage. Chaque moindre détail est important pour la suite du chemin à suivre. Confrontation à un nouveau langage, nouvelle lecture du paysage, de notre entourage ! Ca doit être la saison mais le paysage donne soif !!! C’est terrible comme tout est asséché. Pas facile pour le cheptel !!!

Rencontre de bergers au travail. Sieste au bord d’une rivière. Les chevaux s’abreuvent. Oronzo, rencontré en chemin puis disparu, nous retrouve avec une horde de chevaux sauvages. Moment intense. 17H00 retour dans la vallée, c’est l’heure pour tout les troupeaux  de rejoindre  son chez soi. Carrefour des croisements dans tous les sens. Quelle journée, hâlée par le vent. Idré est adorable. J’ai vu mon premier loup s’échapper cet après midi !!!!

Ce soir Mama  prépare le repas. Pétri la pâte pour les nouilles. Le poêle central sert à chauffer la « ger » et à cuisiner, pas de perte d’énergie. Alimentation du feu par les bouses sèches des vaches. Encore une fois tout est réfléchit pour ne rien gaspiller. Dans chaque « Ger » les gestes du quotidien sont les même et se répètent. Chaque famille vit au même rythme (celui des bêtes, du climat, des saisons,..). Le feu crépite, l’eau boue, dehors les chèvres retrouvent leurs petits. Les aiguilles de l’horloge donnent le rythme. C’est le moment de goûter si les pâtes sont cuites.

Partie de foot pour digérer, fou rires puis course et stratégie pour attraper les chevreaux et agneaux à la tombée de la nuit. ! Mama chantonne un petit air en trayant les vaches ! Jeu de carte à la lueur de la bougie. C’est agréable et chaleureux ces veillés sous la Ger. Grand-mère, arrière grand mère, grand père, petits fils,….toute la famille est réunie. Il y a des tiques sur les animaux et sur la tête à Clo !

Notre séjour  chez  Tsermaa  nous  a permis de vivre au rythme des familles nomades.  Occupations de nos journées aux taches quotidiennes comme la cuisine (épluchage des légumes, fabrication des beignets,  bortssok, chaussons à la purée de patate), faire paitre le bétail, traire les vaches puis vérifier si tout le cheptel est bien rentre!!! C’est l’occasion  aussi de participer à la construction de deux pents de murs en rondins de pins. Au boulot, scie, marteau, hache, clou, pelle, …En plein soleil. De rassembler  tous les bidons pour aller chercher de l’eau au puits le plus proche…

Ce matin festin de roi. Muesli au yaourt maison, sandwich confiture pain beurre, tartines avec  de la saucisse grillée, omelette. Lait de chèvres (parfois de  vaches, de yacks, ce n’est pas l’époque du lait de jument).Avec du thé à volonté (green the plus lait plus sel). On  mange bien. Ballade, tour des crêtes  pour perdre un peu toutes ces graisses.

Ici vivent deux familles nomades. L’une Mongole, l’autre Kazakhs. Nous passons de bonnes veillées en musique (Saika joue des airs Kazakhs), à jouer aux cartes ou aux osselets. Initiation à la guimbarde. Nous sommes bel et bien adoptées. Ce matin dernière mission avant de partir : Curage, collecte des bouses de vaches à la main (nous portons des gants). Jeanne

(Ecouter)......                         voir des photos      
                                                                                  

Publié à 01:37, le 18/05/2008, dans En Bref, Oulan-Bator
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Astuces et Contacts

 

Oulan…une ville bien étrange où s’entremêlent bâtiments soviets et yourtes mongoles, immeubles modernes et monastères, on commence à s’y repérer et avoir une petite vie de quartier !

Si vous êtes plutôt produits pas chers, trucs de récups, foncez au blackmarket Narantoul, ( un bazar géant de récup, four tout, électroménagers, antiquités, mobiliers, tapis !

Si vous avez  un quelconque  souci ou des questions, Bérangère s’occupera de vous à l’ambassade de France ! et si vous aimez attendre et faire la queue pendant deux bonnes heures, vous pouvez aller à l’ambassade de Chine !

Pour les petits et gros bobos, on invite à consulter le Docteur Batorzig (99271296), médecin mongol qui parle français, très sympa !

Si vous n'en pouvez plus de lire, entendre du mongol, réfugiez vous à la librairie Papillon, seule librairie française d’Oulan !

Pour  entendre des chanteurs mongols ? Difficile d’en rencontrer…il reste la solution ultime… voir le spectacle bien touristique de chants et danses traditionnels qui se joue tous les soirs à 18hs à côté du cirque.

Et pour un réveil agréable, rendez-vous au Gandam monastère pour y écouter les prières et chants des moines.

Une virée sympa à une heure de la capitale ? Tracez du côté de Nalaikh, et posez vous quelques jours sous la yourte de Tsermaa (texte Tsermaa )

Si vous hésitez entre plusieurs lectures, on vous invite à découvrir « Sous les yourtes de Mongolie Avec les fils de la steppe » de Marc Alaux.

Et si vous n’arrivez toujours pas à organiser votre séjour en Mongolie, passez directement un coup de fil à Jean-Marc Percier (info.randomona@wanadoo.fr) ! Clotilde



Publié à 08:06, le 15/05/2008, dans En Bref, Oulan-Bator
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Sain banoo !

C’est en train, à l’aube, que nous arrivons en gare d’Oulan Bator, capitale la plus froide au monde ! Le voyage aurait été moins long sans ces deux interminables arrêts aux frontières. Quel bazar ! (Texte Naouchki)

Bien reposées, le visa chinois en poche, (casse-tête chinois on peut le dire ! Hey  oui les temps changent actuellement. Plus qu’on ne le pensait !) nous préparons nos sacs pour une virée de 7 jours à cheval et à pieds aux alentours d’Oulan Bator. Il était convenu de partir 5 jours à cheval, changement de programme 3 jours seulement ! Beaucoup de nomades déménagent : ils manquent d’herbes et d’eau. Les chevaux et autres animaux ont mauvaises mines. L’hiver a été rude.

Mission Olzi  accomplie ! (association française qui aide la Mongolie). Nous étions chargées de ramener des médicaments dans  des hôpitaux au Sud-Ouest d’Oulan-Bator dans la vallée de Shuranga, des fournitures scolaires, et de la nourriture pour les familles en difficulté. Le vrai visage de la Mongolie, avec toute sa rudesse, ses conditions de vie terriblement difficiles nous a beaucoup affectées. La situation n’est pas facile ! Les yourtes, par exemple, sont très peu équipées en eau, juste de quoi se laver les mains, se brosser les dents et faire la vaisselle. Ici la moindre goutte d’eau est sauvée. Depuis février dernier le coût de la vie a augmenté de 70% , les jeunes mongols partent à la ville ou vont étudier  à l’étranger (Allemagne),… La vie nomade est bel et bien en train de mourir à petit feu.

Lors de ces derniers jours, à traverser ces somptueux paysages aux couleurs diverses et variées, nous avons été effarées  par les nombreux cadavres d’animaux certainement morts de froid ou de faim.

Vivement le temps de prendre plus de temps avec les nomades après ces 4 jours de mission (OLZI) passés sur la route, à enchaîner les visites des hôpitaux, des familles, et accumuler de la fatigue physique et nerveuse. Impression d’avoir survolé le pays et les familles. Nous rentrons lessivées et dubitatives et ne sommes pas tout à fait convaincues par ce type d’aides (assistanat alimentaire).

Nous emportons  néanmoins dans notre cœur le regard chaleureux du chef du village de Jargalant, les sourires des familles, la bonne poignée de main du médecin de l’hôpital de Bat Olzi, les moments passés à écouter les chants mongols en voiture ou sous les yourtes  …(Ecouter)

Sans oublier,  l’odeur omniprésente du mouton dans nos bols de riz, le gout de la Vodka et du beurre de yack, accompagnés d’un thé au lait salé dès le petit déjeuner !

 Nous espérons rencontrer des musiciens traditionnels !

                                                                                                                               Voir des photos

 
PS : Si vous passez par Oulan- Bator n’hésitez pas à contacter Gans, guide Mongol de bons conseils (kbgans@yahoo.com0) ! Il y a aussi Bilgounet baby_hi2008@yahoo.com, interprete et Ankhaa ankhaa.nomad@gmail.com

Astuces et histoires  du pays…

 Il n’est pas coutume d’offrir des bonnets  (c’est un objet qui « ferme », ça porte malheur) mais des chaussettes (ouvertes vers le haut !). Les mongols n’aiment pas les fruits de mer. Il n’est pas recommandé d’être trop poli  mais  d’être sincère et économe sur les mots.

Les chameaux sont sentimentaux ! Parfois les mamans refusent leur petit alors les bergers jouent du violon. La chamelle pleure, chante et finit par accepter son petit… !

Les chinois débarquent en Mongolie, marient les femmes et  s installent dans les yourtes. Cherchent l’or et empoisonnent tout avec le cyanure. La population meurt empoisonnée ainsi que les animaux. Personne ne veut reconnaitre cette vérité. La vie des nomades touche à sa fin, misère totale ! Clotilde et Jeanne



Publié à 03:09, le 9/05/2008, dans En Bref, Oulan-Bator
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CircumBaikal

Premier arrêt Slyoudianka. Sur le quai, vendeuses d’Omouls (poissons fumés, séchés).

Cette fois-ci à bord du « Circumbaikal » nous découvrons le lac. Cette ligne surnommée « Le joyau du Tsar » est impressionnante pour ses 100 ponts et viaducs, 39 tunnels et sa vue sur le lac Baïkal est sans fin.

Une véritable dégustation pour les yeux, une nappe de glace étendue à l’infini sous un ciel bleu clair, le tout saupoudré d’un vent frais ! A l’horizon des pêcheurs attendent leurs poissons. Attention  les blocs  peuvent se décrocher et déporter les pêcheurs à la dérive (la couche maximum est de 1m).

Le lac, la « perle de la Sibérie », mesure 636 Km du Nord au Sud, 60Km de large et a une profondeur de 1637m. C’est le plus ancien et le plus profond du monde ! Il est une des plus grande réserve mondiale (80% des réserves de la Russie). L’eau des profondeurs est mise en bouteille. Le rift ne cesse de s’approfondir, les plaques s’écartent. A terme on parlera du sixième océan scindant le continent asiatique.

Pause d’une heure dans un petit village aux Datchas et izbas colorées. Ce sont les vieilles personnes qui vivent ici. Les jeunes travaillent au port ou à Listvianka. Ce sont aussi des maisons de campagnes, secondaires. Ici les habitants vivent de pas grand-chose, de leur production personnelle, de la pêche et travaillent en forêt. L’hiver beaucoup se rapprochent de la ville. Nous goûtons au thé et à  la soupe locale, un délice : Koushny ! Petit « chlouk » de digestif au pin et noyau de cerise pour terminer ce maigre festin ! Rencontre de Dasha et Vera deux jeunes étudiantes en philosophie à Moscou, c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus  sur nos modes de vies.

De retour à Irkoutsk au « Downtown Hôtel », une sorte d’auberge espagnole, nous retrouvons quelques voyageurs venant des quatre coins du monde (écossais, anglais, thaïs, américains…). Ici nous vivons tous dans un même appartement, la cuisine est le lieu des rencontres et des discussions.  On se refile nos astuces de voyageurs, les bons trucs à savoir, on partage nos expériences du transsibérien, les fous rires à propos de l’heure. Ici chacun s’organise et se repose un peu avant de reprendre la route.  

Il n’y à pas  grand-chose à voir à Irkoutsk ! C’est une ville fantôme, une ville de transit, passage obligé avant  l’ile Olkhon ou la Mongolie. Ses  habitants mi-figue mi-raisin, lâchent un sourire quand ça leur chante. On ressent la pollution. Les vieilles maisons s’effritent alors que celles en briques se noircissent. Les gens conduisent à droite, le volant à droite, les moyens de locomotions sont pour la plupart anciens. « Lada land », bus, trams, taxis tout rafistolés… Les jeunes femmes élégantes et élancées  sont à la pointe de la mode,  on croirait des tops modèles et  semblent porter beaucoup d’importance à leur paraître. Les trottoirs sont  de vraies mares dès les premières pluies et les routes sont dépourvues de passages piétons (il y a les feux mais pas les bandes blanches au sol…).

Dimanche balade le long de la rivière Ankara. Un dimanche est un dimanche qu’il soit sibérien ou français….On  promène  son chien, mange des glaces, lit son journal sur un banc, fume  sa cigarette en regardant les mouettes ou le mouvement de l’eau.

Aujourd’hui  lundi  28 avril, Réveil sous la neige qui tombe. L’hiver n’est pas terminé à Irkoutsk city. 

Quelques courses à faire, récupérer notre passeport à 16h00 à l’ambassade de Mongolie, dernière promenade dans les rues de la ville, dernière vraie douche, dernier vrai repas chaud et nous serons  requinqués pour la suite de la traversée en  direction d’Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Top départ  pour une petite vie de deux nuits  sur les rails  à bord du Transmongolien !

Vive le train, vive la Mongolie ! Clotilde et Jeanne

 

 

 



Publié à 04:48, le 30/04/2008, dans En Bref, Siberia
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5185 Km….

Nous  avons parcouru  un bon bout de rails  à bord du transsiberien, dans notre chambre ambulante, traversé un gros bout de la Russie !

Moments magiques, moments étouffants, moments plaisants…. Emouvants !

Dehors, la Sibérie défile sous nos yeux. Paysages de Taïga (petits lacs, roseaux, étendues brûlées par le feu, forets de bouleaux) parsemés de villages isolés, délabrés aux maisons en rondins, colorées.

A l'intérieur  les occupations  ne cessent de changer. Ce n’est donc pas la monotonie du  paysage  qui nous a le plus marquées mais plutôt les rencontres et instants partagés avec nos voisins de pays divers et variés,  eux-mêmes de diverses origines !!! (Bouriates mongols, de la Touva, Sibériens, ouzbeks, polonais, roms). On se rend compte de la proximité des pays de l’Asie centrale à voir tout autour ces visages typés. Nous étions les seules touristes dans ce wagon, bien immergées dans une ambiance chaleureuse. Quelle chance  de partager, à plein temps, un moment de sa vie avec des inconnus que nous finissons  par découvrir et connaitre au fil de notre traversée.

Nous nous nourrissons de nos provisions de conserves et pain, soupes ''iophilisées'' … Drôle de régime ! M. Coca est là en cas de coups durs.

Arrêt à Iekaterinbourg (km 1814), première grande gare de Russie asiatique à 260km du passage officiel en Sibérie. Ville de l’assassinat du Tsar Nicolas II.

Aux environs de Koungur l’obélisque de la frontière officielle EUROPE-Asie. A chaque arrêt des vendeurs de boissons et de nourritures nous attendent. Beignets, repas préparés  dans un sac plastique (2 saucisses, patates, choux, pain). ………….

C est aussi une traversée sur des terres chargées en histoires.Nous passons à Perm (camp : perm 36). En 1928 30 000 détenus, 8 millions en 1938 ! L’espérance de vie : de 2 ans !! Fin de toute cette barbarie en 1992.

Nous avons  vraiment l’impression de nous sentir au bout du monde en arrivant enfin à Irkoutsk ! 5185 km…cette traversée nous permet d'apréhender les distances. On se sent bien déphasées.  Dans quelle dimension spatio -temporelle sommes-nous ? Une course après le temps. Sans cesse entre deux temps…. En lévitation. Connaitre  l’heure relève d’un véritable chalenge. Dans le train chacun ses repères, chacun son heure de référence…. !!

 

Nous avons à présent 5 heures de décalage avec Moscou et Moscou 2 heures avec la France soit 7 heures avec vous. Dommage on n a pas eu assez de temps pour s’arrêter dans la région de la Touva (chants diphoniques).  Pour  l’instant notre arrivée à Irkoutsk n’a rien de très extraordinaire. Nous avons fait le nécessaire pour obtenir notre visa Mongol. Nous avons hâte de voir le lac Baïkal.

Lundi départ pour les 864 km restant jusqu’ à Ulaan-bator, capitale de la Mongolie. Arrivée prévue  le 30 avril et 6059 km de train dans les pattes !(7865 jusqu’ à Pékin) .

             « Clou » et  « Jannahh ».

Voir ou    Ecouter!



Publié à 07:35, le 27/04/2008, dans En Bref, Siberia
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Moscou by night !

Dernière soirée bien animée à Moscou. Nous découvrons le « Ogi » bar Project (12, rue Potapouski). Un des lieux alternatifs de la ville. Ce soir c’est soirée afro beat, ça fait du bien de voir les Russes sous un autre angle. La musique congolaise nous réchauffe, les Russes se lâchent, se secouent dans tous les sens jusqu’à danser la technique de l’homme saoul!!! Ca se déride enfin. Pour faire sourire un moscovite il faut vraiment venir à lui.

Ce sont nos premiers interviews, Yougor, Roman, Papy,….nous récoltons des chants.

Les Russes adorent leurs chiens, les enfants sont rois, mangent des raviolis  à la cerise ou aux myrtilles, du borsh, soupe, choux, crevettes, caviar, …… « « On n’a pas « mourru » de faim » » !

Bref nous sommes rentrés en « Taxi ». Nous avons arrêtés la première voiture rencontrée car ici tout le monde peu être taxi driver d’un soir ! JC

Voir des photos.



Publié à 03:47, le 25/04/2008, dans En Bref, Moscou
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Dobry Dien


Nous voila voilou à Moscou ! 2h00 de décalage horaire avec la France !




 Le temps est gris. Première mission du matin : démêler le casse-tête russe. Nous devons nous enregistrer. Nous avons un visa de 15 jours et il faut compter trois jours ouvrables pour « s enregistrer » ici alors que nous voulons économiser tout notre temps pour la traversée en transsibérien !!!!
 Finalement, après un bon coup de speed, tout s’arrange en passant par l’ambassade ! Nous avons un papier magique. Ouf il a fallu se faire comprendre. Ici on ne rigole pas avec les lois et la langue n’est pas évidente. Alors gare à nous !
Macha, Mickael et le petit Solal sont là pour nous guider dans nos démarches ! Les visages défilent dans le métro. Un melting-pot certes mais bien différent de Paris. Déjà quelques traits mongols, asiatiques. Nous vivons les sensations d’être étrangères et de ne rien comprendre…. !
Passage dans une des plus grandes universités du monde, architecture époustouflante ! 40 000 étudiants. Une mini ville dans un même bâtiment ! Cool, les distances entre l’agence de train, le bureau de change, la cantine, la librairie, …sont du coup moins grandes ! Les paperasses enfin bouclées, nous jouons les touristes, en route pour la Place Rouge  et le Kremlin, lieu mythique de Moscou ! ça en jette !
Ce soir tranquillou à la maison, un petit verre de vodka, et de shashlayk plat de viande à la base géorgien et en dessert...tenez vous bien, des raviolis à la cerise, c’est délicieux !! Il ne manquait plus que ça pour être totalement immergées dans l’ambiance russe !

Dans nos mains, le ticket tant attendu, le billet de la traversée transsibérienne !!! Départ Dimanche 20 avril à 13h30 places 314124 et 314125 !!!!! En avant l’ aventurrrrrraaaaaaaa !!! Prochain arrêt Irkoutks

Dobri vie ! Clo et Jeanne
     Voir des photos ?


Publié à 10:54, le 18/04/2008, dans En Bref, Moscou
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J-5

 


J-5, ça y est plus que quelques jours avant le grand départ ou le grand plongeon ! Derniers préparatifs, derniers aurevoirs avant la traversée aux pays des bols chantants et des échos nomades...On espérait passer au Tibet et au Népal..vu le contexte géopolitique actuel, on va se contenter de la Mongolie et de la Chine. A voir la suite des évènements.
On espère que vous allez prendre plaisir à voyager avec nous "virtuellement" grâce à notre chère technologie ! Alors tenez vous prêt dès à présent pour une aventure aux milles et une rencontres et paysages qui commence dans 123 heures, 46 minutes et 23 secondes !
Accrochez vos ceintures, l'avion décolle
Jeudi 17 avril à 8h45 petante de l'aéroport Charles de Gaulle vol Paris-Moscou via Vienne avec la compagnie Airberlin.
Armées de nos crayons, stylos, carnets, enregistreur son et appareil photo, on compte bien vous faire partager nos aventures et mésaventures, à commencer par la préparation du voyage pleine de rebondissements, un véritable casse-tête. Depuis 8 mois qu'on est dessus avec toujours les mêmes questions classiques qui reviennent : Quand, comment,où, combien de temps et avec quelle somme partir ?
En tout cas, le pire est passé : les piqures pour les vaccins et le visa russe !
En route avec les lobes-trotters...



Publié à 02:56, le 14/04/2008, dans En Bref, Paris
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